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La paie en redressement judiciaire

Le redressement judiciaire est la procédure où la paie devient une matière juridique à part entière : chaque euro doit être classé, daté, justifié — et payé par la bonne caisse.

La ligne de partage : antérieur / postérieur

Le jugement d'ouverture C. com. L.631-1 coupe le passif salarial en deux :

Créances antérieures au jugementCréances postérieures au jugement
NatureSalaires, primes, congés acquis avant le jugementSalaires de la période d'observation
TraitementGelées, portées au relevé de créances salarialesPayées à l'échéance normale C. com. L.622-17
PaiementAvances AGS sur relevés visés, dans les limites de garantieTrésorerie de l'entreprise
RangSuperprivilège pour les 60 derniers jours C. trav. L.3253-19Privilège des créances postérieures utiles

Une prime annuelle à cheval sur le jugement, un rappel d'heures, un 13e mois : chaque élément doit être proratisé et rattaché à la bonne période. C'est ce classement qui conditionne le paiement des salariés et la régularité du relevé.

Nos livrables en redressement

Les pièges que nous voyons le plus souvent

  1. Les congés payés mal coupés : les congés acquis avant le jugement sont des créances antérieures, même pris après — l'erreur fausse le relevé et la trésorerie prévisionnelle.
  2. La DSN qui continue « comme avant » : sans paramétrage adapté, les rappels antérieurs payés par l'AGS sont déclarés à tort comme salaires courants.
  3. Le superprivilège approximatif : les 60 derniers jours de travail se comptent en jours travaillés dus, pas en dates calendaires prises au hasard.

Notre rôle est précisément d'éviter au mandataire, à l'administrateur et au dirigeant d'avoir à arbitrer ces questions sans base technique.

Un dossier à nous confier ?

Transmettez-nous le jugement, l'effectif et l'échéance : nous revenons vers vous sous 24 heures ouvrées avec un plan d'action et un chiffrage.

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